Passerelle directe du permis A2 vers le permis A, interdite en France jusqu’en 2016, reste soumise à des conditions strictes malgré la réforme. L’examen du code moto, distinct du code auto depuis 2020, impose une banque de questions spécifique sur la signalisation, la conduite et les risques propres à la motocyclette. Les infractions liées à la circulation inter-files, tolérées à titre expérimental dans certaines régions, exposent pourtant les contrevenants à des sanctions dès la sortie des zones autorisées. Les règles évoluent, mais l’accès à la route reste conditionné par une maîtrise précise de ces codes.
Ce que recouvre vraiment le code de la route moto aujourd’hui
Depuis la réforme, le code moto, appelé officiellement ETM, épreuve théorique moto, s’érige en passage incontournable pour toute première demande de permis moto, qu’il s’agisse de l’A1 ou de l’A2. Impossible de se contenter d’un simple copier-coller du code auto : l’ETM plonge dans la réalité bien particulière du pilotage et des risques du deux-roues.
Le moto code ne se limite pas à tester la connaissance des panneaux ou des priorités. Il repose sur plusieurs axes essentiels :
- Maitrise de l’environnement : lecture attentive de la route, anticipation des réactions des autres usagers, gestion des conditions météorologiques ou de la circulation changeantes.
- Éléments mécaniques et sécurité : contrôle visuel complet du véhicule, compréhension du rôle des pneus, des freins et des suspensions, et leur influence directe sur la conduite.
- Premiers secours : savoir réagir face à un accident, porter assistance à un blessé, alerter les secours de manière appropriée.
L’examen théorique moto comprend quarante questions, certaines illustrées par des séquences vidéo prises sur route. Le code route moto aborde la gestion du placement sur chaussée, le choix du freinage, l’évitement, le port des équipements réglementaires, mais aussi l’analyse fine du trafic, notamment en ville.
Les codes spécifiques à la moto prennent tout leur relief lorsqu’il s’agit de visibilité, d’angles morts ou de la communication entre motards par signaux. Rien n’est laissé au hasard : chaque geste, chaque règle, vise une meilleure sécurité. Le nouveau code moto se veut concret, collé à la réalité du quotidien sur deux-roues, là où l’automobile reste souvent plus théorique.
Permis A1, A2 : quelles différences et comment choisir le bon permis moto ?
Le permis moto s’organise aujourd’hui autour de différentes catégories, chacune définie par la puissance du véhicule, la cylindrée et l’âge minimal. Deux dominent le paysage : permis A1 et permis A2, deux voies distinctes pour des profils et des usages bien identifiés.
Le permis A1, accessible dès 16 ans, autorise la conduite de motos ou scooters de 125 cm³, limités à 11 kW. Il attire surtout les jeunes, les citadins, ou ceux qui veulent un deux-roues maniable pour la ville. La formation n’en reste pas moins exigeante : examen code dédié, épreuves plateau et circulation. À noter : les détenteurs du permis B depuis plus de deux ans peuvent rejoindre cette catégorie après une formation obligatoire de sept heures.
Le permis A2, réservé à ceux qui ont franchi le cap des 18 ans, ouvre la porte à des motos jusqu’à 35 kW. Ce choix séduit les personnes qui veulent explorer la route sur des machines polyvalentes, du roadster à la sportive bridée. L’accès passe par l’examen théorique (l’ETM), puis l’épreuve plateau et la circulation. Impossible d’y couper : même si vous avez déjà le permis auto, passage en auto-école obligatoire.
Déterminer le bon permis dépend du projet : déplacements quotidiens en ville ou rêve de grandes distances ? L’âge, la puissance de la moto et l’usage prévu tranchent. À garder en tête : le permis A2 forme un tremplin vers le permis A, accessible après deux ans et une formation complémentaire, pour rouler sans limite de puissance.
Quelles sont les règles spécifiques et les signaux à connaître quand on roule à moto ?
Se déplacer en moto demande une vigilance de tous les instants et une capacité d’adaptation constante sur la route. La sécurité reste prioritaire, car l’exposition au danger est bien plus forte qu’en voiture. Les usagers de la route à deux-roues doivent composer avec une visibilité restreinte, et les autres conducteurs n’anticipent pas toujours leurs trajectoires. D’où la nécessité de maîtriser les règles spécifiques et les signaux de communication motards.
La liste des équipements à porter n’est pas négociable : casque homologué, gants certifiés, gilet réfléchissant rangé sous la selle. Omettre l’un d’eux entraîne à la fois une sanction financière et une mise en danger immédiate. Le code impose aussi le respect strict des limitations de vitesse : la tolérance zéro s’applique vite, et la sanction peut tomber sans délai.
Sur route, la trajectoire joue un rôle clé. L’approche consiste à entrer large, viser la corde le plus tard possible et ressortir en élargissant, afin de limiter les angles morts et de garder une marge pour réagir à l’imprévu. Aux intersections et carrefours, multipliez les contrôles visuels : les conducteurs de voitures voient rarement arriver une moto.
La communication entre motards repose sur tout un code de gestes : jambe tendue pour signaler un danger, signe de la main pour remercier, appel de phare pour avertir, etc. Ce langage non officiel, mais largement partagé, renforce l’esprit d’entraide et la sécurité au sein du groupe.
Gardez toujours vos distances, redoublez de prudence face aux angles morts des camions et adoptez une conduite souple. Les infractions au code route moto coûtent cher, mais rien ne vaut la sécurité face au risque d’accident.
Sécurité, conseils pratiques et ressources pour réussir son code moto
Réussir l’épreuve théorique moto (ETM) exige une préparation solide, centrée sur les spécificités du deux-roues. Les questions abordent la sécurité routière, les techniques de freinage, l’analyse de situations de circulation et les réflexes de premiers secours. L’examen, organisé par des centres comme SGS ou Dekra, attend une vraie assimilation des règles spécifiques au deux-roues.
Quelques conseils de préparation
Pour vous entraîner efficacement à l’ETM, voici les approches à privilégier :
- Entraînez-vous régulièrement avec des séries d’examen, que ce soit en ligne ou en auto-école. La répétition consolide les réflexes.
- Choisissez des supports pédagogiques conçus pour l’examen théorique moto : ils abordent les cas typiques du deux-roues, comme la gestion des trajectoires, les freinages d’urgence, et l’interaction avec les autres usagers.
- Révisez vos équipements obligatoires : leur maîtrise est systématiquement vérifiée le jour de l’examen.
Pour s’inscrire, prévoyez une photo signature numérique à réaliser chez un professionnel ou sur la plateforme ANTS, et préparez un justificatif de domicile actualisé. Les centres d’examen, souvent rattachés à une préfecture, proposent des créneaux variés : adaptez votre organisation pour arriver serein le jour J.
La pratique reste indispensable. Même les meilleurs résultats théoriques ne remplacent pas la compréhension concrète du comportement d’une moto sur la route. Interrogez-vous sur chaque situation, cherchez à comprendre le raisonnement derrière chaque bonne réponse. L’obtention du code moto ne relève jamais du hasard : elle récompense la rigueur, la réflexion et la capacité à anticiper le réel.
Sur la route, la maîtrise du code moto n’est pas une simple formalité. C’est la garantie de rouler droit, de partager l’asphalte avec tous les autres, et de savourer chaque instant au guidon, casque vissé sur la tête et regards tournés vers l’horizon.



